MotoGP : le Grand Prix du Qatar maintenu, les pilotes demandent des garanties

À une semaine du Grand Prix du Qatar, reporté depuis le printemps en raison du conflit au Moyen-Orient, les pilotes de MotoGP réclament des garanties de sécurité. Le promoteur maintient la course : voici où en est la situation au 29 octobre 2026.
Une course déjà reportée
Le Grand Prix du Qatar, au circuit de Losail, devait se disputer en avril. Il a été décalé au week-end des 6 au 8 novembre 2026 en raison de la situation au Moyen-Orient. Il se déroule donc juste après le Grand Prix de Malaisie, qui a lieu à Sepang du 30 octobre au 1er novembre, et avant Portimão et Valence.
C'est à Sepang, cette semaine, que la question s'est posée avec le plus de force. Les pilotes s'étaient déjà réunis à Phillip Island, puis une nouvelle fois en Malaisie, d'abord avec les directeurs d'équipe, ensuite avec la direction du promoteur.
Ce que demandent les pilotes
Selon la presse spécialisée, plus des trois quarts de la grille s'opposent à ce déplacement. Les pilotes ont demandé des garanties écrites sur la sécurité et sur l'évacuation du paddock en cas de dégradation de la situation.
Les inquiétudes portent sur la possible reprise des hostilités dans la région après le scrutin américain du début de novembre. Si la situation se tendait, des aéroports de la région pourraient fermer, ce qui bloquerait sur place les quelque 2 000 personnes du paddock. Plusieurs gouvernements recommandent de ne se rendre au Qatar que pour des raisons essentielles. Alex Rins a aussi évoqué l'avis de voyage du gouvernement japonais, qui pourrait peser sur les équipes d'usine Honda et Yamaha.
Chez les pilotes, le ton est celui de l'union. Alex Márquez (Gresini) le résume ainsi : « Nous sommes beaucoup plus unis ; peut-être pas les 22, mais beaucoup d'entre nous pensent de la même manière » (propos traduits de l'anglais, Crash.net). Enea Bastianini, lui, parle de la volonté de reconstituer un groupe de pilotes : « Nous poussons tout le monde à revenir à un groupe, pour avoir plus de poids quand certaines décisions sont prises » (propos traduits de l'anglais, Crash.net).
La position du promoteur
Le patron du promoteur, Carmelo Ezpeleta, a réaffirmé jeudi que la course aurait lieu, selon Motorsport.com. Il a rappelé que les pilotes sont liés par contrat à leurs équipes, ce sont elles qui seraient responsables en cas de manquement. Le promoteur estime que les garanties de sécurité relèvent du gouvernement qatari, qui a envoyé un document s'engageant à réagir en cas d'urgence. Les pilotes attendent des assurances plus précises.
Pedro Acosta a déclaré qu'il serait tenu de courir si la course était maintenue, conformément à son contrat.
Les équipes d'usine
La situation n'est pas identique pour tous. Alex Rins a expliqué que Yamaha était jusqu'à mercredi le seul constructeur à ne pas savoir s'il enverrait ses pilotes : « Yamaha est le seul constructeur qui, jusqu'à hier, ne savait toujours pas s'il irait au Qatar » (propos traduits de l'anglais, Crash.net). Yamaha et Honda prévoient d'envoyer le moins de personnel possible, et plusieurs diffuseurs ont indiqué qu'ils n'enverraient personne à Losail.
Alex Márquez pense que le Grand Prix est confirmé. Son frère Marc, leader du championnat, a refusé de commenter les réunions.
Ce qui est officiel, et ce qui ne l'est pas
Officiel : le Grand Prix du Qatar figure au calendrier du 6 au 8 novembre et le promoteur le maintient. Non officiel : toute annulation, tout report ou tout forfait d'une équipe. Aucune date de décision n'a été communiquée. La situation peut évoluer d'ici le début du week-end.
Article relu, annoté et corrigé par la rédaction de motopaddock.fr avant publication, avec le concours d'outils d'intelligence artificielle. En savoir plus.


